[13] « Un particulier commerce de tamis à passer les poudres. » Édit. 1691, p. 64.

Le Sieur Barbier qui indique des Privilèges à vendre et à louer pour les Arts et Métiers, demeure rue des Lombars au Plat d’Etain.

Le Sieur Jo et quelques autres Potiers d’Etain près la porte saint Marcel, font de grandes et petites Seringues qu’ils vendent aux Marchands à juste prix.

Le Sieur Colson fauxbourg saint Antoine devant la rue de Charonne, a un particulier talent pour monter les Scelets[14] de toutes sortes d’Animaux, et pour les monter en poil et en plumes.

[14] C’est ainsi qu’on écrivoit encore squelette. L’orthographe d’Ambroise Paré se rapproche toutefois un peu plus de cette dernière forme : « une desquelles, dit-il, parlant d’autruches qu’on faisoit voir à Paris, estant morte, me fut donnée, et en fis un scelette. » Ailleurs, il dit un « sceletos », se rapprochant ainsi tout-à-fait du mot grec, d’où vient squelette, et qui signifie séché.

M. Antoine, Chevalier et Medecin Général des Hopitaux du saint Esprit[15], logé au Collège de Boncour, se dispose à donner des preuves publiques du secret qu’il dit avoir trouvé, pour connoitre par la disposition des poux et des urines, les causes cachées et les crises futures des plus extraordinaires maladies ; il a une nouvelle espèce de plante Sensitive[16] que les curieux ont veüe avec admiration.

[15] Il n’y avoit à Paris qu’un hôpital du Saint-Esprit, celui qui occupoit tout le côté gauche des bâtiments qu’envahit ensuite tout entiers son voisin l’Hôtel-de-Ville. On n’y recevoit que des orphelines légitimes et il s’appeloit aussi Hôpital des Enfants-Dieu.

[16] La Sensitive, mimosa pudica, bien qu’elle eût été importée d’Amérique sous Henri IV, par Robin, avec les autres espèces du genre acacia, n’étoit pas encore bien connue, comme on le voit ici. L’Académie des Sciences ne s’en étoit même pas encore occupée. Mairan n’en fit l’objet d’un premier travail qu’en 1729, puis on eut en 1736 le mémoire plus complet de Du Fay.

Le Sieur Lelot sur le Quay neuf[17] à la Perruque d’or, trace et peint les Cadrans au soleil[18].

[17] On appela presque toujours ainsi, jusqu’au commencement du XVIIIe siècle, comme on le voit par le Journal de Barbier, édit. in-18, t. I, p. 142, le quai voisin de la Grève, construit, en 1675, sous la prévôté de Claude Le Pelletier, qui lui avoit donné son nom.