[29] Il ne faut pas s’étonner que le nom de la pierre de Saint-Leu revienne continuellement ici. C’étoit une des plus employées pour les constructions de Paris. « Elle est tendre à tailler, dit Félibien, p. 67, mais elle durcit à l’air. »
Des Murs metoyens[30] de vingt pouces d’épaisseur par bas avec jambes de pierre de Taille dure sous les poutres, le restant desdits murs avec moellon piqué et enduit des deux cotez, la toise superficielle 18 livres.
[30] Métoyen, pour mitoyen, étoit aussi de la prononciation populaire. Félibien lui-même l’emploie, p. 666.
Des Murs de refend depuis le retz chaussée en amont de quinze à seize pouces d’épaisseur, avec une assise de pierre dure par bas, faisant parement des deux côtez et parpins[31] entre deux quarteaux, un avec pieds droits et fermetures de portes, de pierre de saint Leu à chaque étage, le restant desdits murs avec moellon piqué, enduit par dessus des deux cotez, la toise superficielle 18 livres.
[31] Le mur de parpin, ou parpaing, est formé de pierres qui en traversent l’épaisseur.
Des Murs de chiffres[32] de quinze pouces d’épaisseur avec deux assises de pierre dure par bas, et le reste de saint Leu, la toise superficielle 25 livres.
[32] C’est-à-dire faits de pierres entrelacées, comme des chiffres ou « entrelas ».
Des Marches moullées[33] en Pierre dure d’Arcueil pour les grands escaliers, la toise superficielle 30 livres.
[33] Celles qui ont une moulure, avec filet, autour du giron.
Les Marches non moullées 25 livres.