2. N'employez pas non plus ce mot pour plaisant, drôle: des contes croustillants; dites, croustilleux; ce dernier mot est familier et signifie plaisant, libre, graveleux. (Acad.)

Croûte, s. f., en style d'atelier, se dit des tableaux sans valeur: ce peintre ne fait que des croûtes.—Mais il ne s'applique pas aux personnes; ne dites donc pas: ce peintre n'est qu'une croûte.

Cru, s. m., terroir où quelque chose croît; il n'est guère usité qu'en parlant des produits agricoles et surtout du vin: ces foins, ces denrées sont de mon cru; du vin de mon cru, de son cru, de votre cru; ce vin-là est d'un bon cru.—Vin du cru se dit du vin fait avec le raisin recueilli dans l'endroit même où on le consomme: nous voulûmes goûter du vin du cru; il faut se défier du vin du cru; on peut dire également du vin du pays (et non de pays).

Crucifix, s. m.; prononcez crucifi et non crus'fi.

Cruel, elle, Cruauté; prononcez cru-el, cru-auté et non cru-wel, cru-wauté.

2. Un cruel enfant est un enfant insupportable; un enfant cruel est un enfant porté à la cruauté.

Ct.—Ces deux consonnes finales se prononcent dans tact, exact, contact, correct, direct, infect, abject, strict; mais il y a exception pour amict, district et pour toutes les terminaisons pect, tels que respect, aspect, suspect, circonspect, etc.; prononcez ami, distrik, respèk, aspèk, suspèk, etc.—Bien qu'on entende souvent dire respè, aspè, suspè, pour respèk, etc., cette prononciation n'est pas généralement admise par les grammairiens. (Hennebert.)

Cueillir, v. a., détacher de la tige; ne dites pas, cueiller; prononcez keuillir.

Cuiller, s. féminin; on prononce et quelques-uns écrivent cuillère. (Acad.)

Cuire, v. a.—On cuit les aliments et l'on fait bouillir les liquides; ne dites donc pas l'eau est cuite; faites cuire le lait; dites, l'eau a bouilli, est bouillante; faites bouillir le lait.