2. Nous ferons remarquer que l'on emploie l'infinitif quand le verbe régi se rapporte au sujet du verbe désirer, et que l'on se sert de que avec le subjonctif, quand il ne s'y rapporte pas: je désire partir; je désire que vous partiez. (Laveaux).
3. Prononcez désirer et non desirer ni dèsirer: anciennement on écrivait néanmoins desir, desirer, desireux, desirable, et l'Académie dit que plusieurs écrivent et prononcent de la sorte, mais dans tous les exemples qu'elle donne elle écrit désir, désirer, désireux, désirable.
Désister.—Ce verbe est essentiellement pronominal; on doit dire se désister et non désister de quelque chose; se désister d'un procès. Ce serait une faute tout aussi grave d'employer ce verbe dans le sens de cesser, discontinuer.
Dès lors: prononcez dès lor et non dès lorse.
Dessein et Dessin.—Écrivez sans e devant l'i, quand il s'agit du travail d'un dessinateur: dessin, d'où vient le mot dessiner.
Dessert, s. m. et non desserf, ce qu'on sert à la fin d'un repas: prononcez dessère.
Desserte, s. f., ce qui reste d'un repas, ce qu'on a ôté de dessus la table.—Ce mot se dit aussi des fonctions attachées au service d'une cure, d'une chapelle: le prêtre chargé de la desserte de cette chapelle.
Dessous, Dedans, sont des adverbes comme dedans, dehors, auparavant; d'où il suit qu'ils ne peuvent être suivis d'un complément; vous ne direz donc pas, dessous la table; dessus le bureau, mais, sous la table, sur le bureau.—Prononcez deçu, deçou et non déçu, déçou ni dèçu, dèçou.
2. Cependant dessus, dessous s'emploient comme prépositions: 1o lorsqu'ils sont liés par une des conjonctions et, ni, ou: j'ai cherché inutilement dessus et dessous le lit; (Acad.) 2o lorsqu'ils sont précédés d'une autre préposition: ôtez cela de dessous moi.
3. Dessous de tasse.—Cette expression n'est pas française; il faut dire soucoupe.