Accroche, dans le sens d'agrafe, n'est pas français.
Acculé.—Ne dites pas des souliers acculés; dites des souliers éculés, pour signifier des souliers qui s'abaissent par derrière sur le talon.—On dit aussi: éculer ses souliers, ses bottes s'éculent.
A ce que.—Ne dites pas: j'arrangerai cette affaire de manière à ce que tout le monde soit content; dites simplement, de manière que tout le monde soit content.
Achéron, s. m., t. de mythol., fleuve des enfers: prononcez achéron et non akéron.
Acheter, v. a.—Ne dites pas: j'ai acheté ma maison pour dix mille francs; j'ai vendu mon cheval pour huit cents francs; mais dites: j'ai acheté ma maison dix mille francs; j'ai vendu mon cheval huit cents francs. (Wall.) Mais on dira bien: ce négociant a acheté hier pour mille francs; j'ai vendu des meubles pour deux cents francs.
Achever, v. a.—Prononcez achever, ach'ver et non ach'fer; il en est de même de échevin, cheville, écheveau, etc.—Voyez la lettre [v].
Aclaircir, Raclaircir, ne sont pas français; c'est éclaircir qu'il faut dire.
Acolyte, s. m., clerc qui a reçu un des quatre ordres mineurs, nommé l'ordre des acolytes; ce mot ne figure pas dans les dictionnaires dans le sens de enfant de chœur; cependant, vu son usage fréquent dans notre pays, nous n'oserions pas le condamner absolument.—Choral, dans ce sens, n'est pas français.
Acte, s. masculin et non féminin; prononcez: ac-te, en faisant sentir le t et non ake; acte de foi, prononcez de même pacte, tact, compact, entr'acte, etc.
Actualité, s. f.—question palpitante d'actualité: cette expression, dit M. Francis Wey, est un des fruits de la révolution de Juillet; avant 1833, il n'était pas question de cette horrible façon de parler.