Enfant, est masculin: cette fille est un enfant gâté; cette mère a perdu tous ses enfants (toutes filles); il est quelquefois féminin au singulier en parlant d'une très-jeune fille: c'est une belle enfant; la pauvre enfant. (Acad.) Il est encore féminin: 1o lorsque, employé comme terme d'amitié, il se dit d'une fille ou d'une femme: ma chère enfant, ne craignez rien; 2o dans cette phrase: c'est une bonne enfant, c'est-à-dire, une personne, fille ou femme, d'un caractère doux et facile. (M. l'abbé Péters).

2. Ne dites pas: j'ai levé cet enfant, mais, je suis parrain, marraine de cet enfant, ou, je l'ai tenu sur les fonts baptismaux.

Enfantise, n'est pas français; dites enfantillage.

Enfiler, dans le sens de tromper, enjôler, est tout-à-fait populaire.

Enfin.—Évitez de multiplier cette expression dans une narration; ne l'employez pas non plus quand vous êtes gêné pour vous rappeler ou dire quelque chose: enfin.... enfin...: dans ces sortes de cas, enfin n'a pas de sens.

Enflammation, Enflammable, ne sont pas français; il faut dire inflammation, inflammable.

Enforcir, v. a., rendre plus fort: la bonne nourriture a enforci ce cheval; enforcir un mur. Il ne se dit guère en parlant des personnes.

2. Il s'emploie aussi avec le pronom et signifie, devenir plus fort: il s'enforcira; ce vin s'enforcit à la gelée.—Il s'emploie comme neutre dans le même sens: ce cheval enforcit tous les jours. (Acad.)

Enfuir (s'): prononcez enfu-ir et non enfou-ir; enfouir, c'est cacher sous terre. Voyez [ui].

Engager, S'engager, devant un infinitif, demandent la préposition à: je l'ai engagé à dîner; il s'est engagé à venir nous voir.