2. Ne dites pas: quand il a s'agi de parler; dites quand il s'est agi; dites de même: il se fût agi, il s'était agi, il se sera agi, il se serait agi, il se fût agi, qu'il se soit agi, qu'il se fût agi.
Agonisant: prononcez agonizant et non agonis-sant.
Ai, au lieu de oi.—Autrefois on écrivait: connoître, paroître, j'aimois, il vendroit, etc.: aujourd'hui on écrit communément: connaître, paraître, j'aimais, il vendrait.
Ai, Aie, Aye, (terminaisons en)—Généralement on fait trop sentir l'i et l'e des syllabes en ai, aie, aye. On prononce par exemple, que j'aiïe, hai-ïe, clai-ïe, gai-ïe, pai-ïe, etc., tandis qu'on doit dire: que j'aî, haî, claî, gaî, paî, (aî long). Il en est de même des mots en oie et en oye, tels que soie, voie, que je croie, etc., qu'il faut prononcer soî, voî, que je croî, etc., (oî long) et non: soi-ïe, voi-ïe, que je croi-ïe. (Wall.)
Aider, v. a.—Aider quelqu'un, c'est lui prêter plus ou moins d'assistance: il faut aider les pauvres; aidez-le à descendre.—Aider à quelqu'un, c'est, le plus souvent, l'assister en partageant ses efforts: aidez à cet homme à soulever ce fardeau.
Aide de camp, s. m.—Ce mot s'écrit sans trait d'union; faites sentir les deux d.
Aides, Aises.—Je connais les aides, les aises d'une maison, pour signifier les corridors, les chambres, les escaliers, la distribution d'une maison, n'est pas français; dites: je connais les êtres, subst. m. pl., et prononcez l'r fortement, ainsi que dans toutes les finales en dre, tre, gre, bre, fre, vre, cre, etc.
Aigle, s'emploie au féminin, 1o dans le sens d'enseigne militaire: les aigles romaines, (les enseignes des légions romaines); 2o dans le sens d'armoiries: l'aigle impériale (les armes de l'empire d'Autriche qui sont une aigle à deux têtes).—Dans tout autre sens, aigle, s'emploie au masculin: l'aigle fier et courageux, un aigle femelle;—c'est un aigle, c'est-à-dire, un homme qui a un esprit supérieur.
Aiguë, (tréma), fém. de aigu: voyez [gu, guë].
Aiguière.—Prononcez: aighière; de même aiguiérée, anguille. Voyez [gu].