2. Les wallons ont également beaucoup de peine à bien faire sentir les deux consonnes de certains mots, comme: est, ouest, tact, contact, lest, exact, infect, casque, secte, texte, prétexte, mixte, reste, il résulte, il inculque, liste, moraliste, burlesque, kiosque, etc.; généralement, ils négligent la dernière consonne et prononcent: esse, ouesse, take, contake, lesse, exake, infèke, casse, sèke, texe, mixe, resse, etc.
3. Il y a d'autres finales que les wallons et les flamands ne prononcent pas mieux: ce sont les ble, les ple, les gle, les dre, les tre, etc.—Supposons les mots: aimable, exemple, règle, vendre, ventre, etc.: un flamand prononcera aimabèle, exempèle, règuèle, vendère, ventère, tandis qu'un wallon dira, aimape, exempe, rèke, vente, vente.—Ces vices de prononciation, pourtant si communs même chez les personnes les plus instruites, proviennent en très-grande partie de ce que les instituteurs et les professeurs n'ont pas assez exercé, n'ont pas brisé leurs élèves à la bonne prononciation. Nous recommandons beaucoup, comme un moyen de se corriger de ces sortes de défauts, la lecture ou la déclamation faite en commun et à haute voix; deux jeunes gens, vraiment désireux de se défaire de cette rouille de naissance ou de terroir, se réunissent: l'un fait la lecture et l'autre exerce charitablement l'office de censeur, mais d'un censeur impitoyable; et nous leur garantissons qu'en peu de temps ils parviendront à se faire une prononciation correcte.—Il y a encore d'autres finales que les wallons ou les flamands massacrent sans pitié: nous avons eu soin de les signaler en leur lieu et place.
4. Final, ale, adj., qui finit, qui termine.—L'Académie ne donne point d'exemple du pluriel masculin; de bons grammairiens disent finals.—Ce mot s'emploie substantivement, au féminin, pour signifier la dernière syllabe d'un mot: la finale de ce mot est longue.
5. Finale, terme de musique, morceau d'ensemble qui termine un opéra, un chœur, etc.; il est masculin: il y a du brio dans ce finale.
Finalement, signifie la même chose qu'enfin; ne dites donc pas, enfin finalement; un seul de ces mots suffit.—Ne dites pas non plus, en fin finale.
Finard, adj., fin, rusé dans les petites choses; ce mot n'est pas français; dites, finaud, finaude;—ce dernier mot est familier et ne se dit qu'en mauvaise part; il se prend aussi substantivement.
Finaud, e, qui est fin, rusé dans de petites choses: c'est un finaud.—Finard n'est pas français: voyez [ce mot].
Finir.—Ne dites pas: je suis fini, pour exprimer que vous avez gagné: dites, j'ai fini.
2. C'est fini avec moi, disent les flamands, lorsqu'ils se croient sur le point de mourir; dites, c'est fini de moi, c'est fait de moi.
3. Ne dites pas: Nous avions fini avec lui; dites, nous en avions fini avec lui; je suis pressé d'en finir avec cet homme.