3. De force que.—Ne dites pas: elle est tombée de force qu'elle riait; dites, elle est tombée à force de rire. On peut aussi remplacer de force que par tant, comme dans ces phrases: il a fallu me porter, tant j'étais faible; il tremblait de tous ses membres, tant il avait peur (et non de force que j'étais faible ou qu'il avait peur.)
Forceps, s. m., instrument de chirurgie: prononcez forcep-ce, en faisant sentir le p et l's.
Forcer.—Ne dites pas: on lui a forcé de se taire; dites, on l'a forcé de se taire; forcer est un verbe actif.
2. Ne dites pas: il fut forcé malgré lui; dites simplement, il fut forcé, car c'est toujours malgré soi qu'on est forcé.
3. Forcer, suivi d'un infinitif, prend la préposition à ou de: il fut forcé de partir; on le força à signer. (Acad.)
Forcettes, n'est pas français; dites forceps.
Format, d'un livre: voyez [in-douze].
Fort.—Cela est fort, Flandr.:—voyez [faible].
2. Fort en et fort sur. On dit: cet élève est fort sur la philosophie, sur l'histoire; elle est très-forte sur le piano, sur la harpe; mais on dit: il est fort aux échecs, au piquet. (Acad.)
3. Fort (se faire).—Dans l'expression verbale se faire fort, c'est-à-dire, s'engager à quelque chose, fort est toujours invariable: elle se fait fort de l'obtenir; ils se faisaient fort d'une chose qui ne dépendait pas d'eux. (Acad.)