2. Funèbre, est un adjectif propre à dépeindre tout ce qui accompagne les funérailles, et par extension tout ce qui a un air de mort: pompe, appareil, honneurs, ornements, chant, convoi funèbres; images funèbres; oiseaux funèbres...

3. Funéraire est, comme mortuaire, un terme abstrait, de légiste, d'homme d'affaires, d'intendant, qui convient surtout, sinon uniquement, dans la locution, frais funéraires; on dit un drap mortuaire, registre mortuaire, extrait mortuaire, droits mortuaires.

Fur.Au fur et à mesure, à fur et mesure: ces deux expressions signifient à mesure, à proportion: je travaillerai au fur et à mesure que vous m'apporterez de l'ouvrage; voyez [fait-à-fait].

Furieux, furieusement.—Ces mots s'emploient figurément et familièrement dans le sens de prodigieux, qui est excessif et extraordinaire dans son genre, et alors il précède toujours le substantif: c'est un furieux mangeur, un furieux menteur; voilà un furieux travail; il s'est donné un furieux coup, une furieuse entorse; il fait une furieuse dépense; voilà un furieux poisson; il est furieusement grand, il est furieusement riche; il ment furieusement; elle est furieusement laide. (Ac.)—Voyez terrible et [terriblement].

Fusil, s. m.—L'l finale ne sonne pas (fuzi), non plus que dans les mots baril, chenil, coutil, fenil, outil, persil, sourcil.

[G]

G.—Devant a, o, u, il se prononce dur; devant e et i il s'amollit et se prononce comme j.

2. Dans le premier cas, les flamands doivent se garder de prononcer le g du gosier; ils ne doivent pas prononcer ghagner, ghobelet, ghide, mais gagner, gobelet, guide.—Devant e et i ils doivent éviter de le prononcer comme se, sé ou sié: sibier, siémir, silet, sielée, fromase, etc., pour gibier, gémir, gilet, gelée, fromage.

3. Les wallons, de leur côté, sont exposés à prononcer la syllabe ge comme che: ramache, plumache, rouche, horloche, prodiche, granche, sonche, lochement, juchement, prolonchement, etc., au lieu de ramage, plumage, rouge, horloge, prodige, grange, songe, logement, jugement, prolongement.—Nous recommandons beaucoup aux professeurs, d'abord de se surveiller eux-mêmes et ensuite de donner à leurs élèves force exercices, afin de les initier bon gré mal gré à la bonne prononciation.

4. Le g final, suivi d'une voyelle se prononce ordinairement comme k: un long hiver; à la fin de certains mots il ne se prononce pas, même devant une voyelle: étang, seing, etc.