Amancher.—Ne dites pas: amancher un balai; dites emmancher un balai.
Amande: voyez [noix] et [noyaux].
Amateur, s. m.—L'Académie ne reconnaît point de féminin à ce mot. Beaucoup de personnes, à l'imitation de J.-J. Rousseau, disent amatrice.
Amblève, rivière de Belgique, qui prend sa source en Prusse et se jette dans l'Ourthe. On doit écrire Amblève et non Emblève: 1o parce qu'on prononce invariablement Amblève et non Imblève; 2o parce que l'a figure dans le mot latin Amblavia et dans le mot Amel qui en est le nom allemand; 3o parce que le mot Amblève vient du germain Ambla, aune (arbre) et Ahva, eau (rivière des aunes).—Il nous paraît donc tout-à-fait impossible de justifier la seconde orthographe (Emblève).
Amelette, pour omelette ou amulette, n'est pas français.
Amer, s., boisson, est masculin: cet amer n'est pas violent: écrivez amer et prononcez amère.
Ami, s. m.—On ne dit pas être ami avec quelqu'un, mais de quelqu'un: je suis l'ami de Pierre ou Pierre est mon ami; je suis son ami, il est mon ami.
Amical, ale, adj., n'a point de pluriel masculin (Acad.); quelques grammairiens disent amicals; Boiste et Boinvilliers disent amicaux: nous préférerions cette dernière forme, si le pluriel d'amical devenait nécessaire. (Soulice et Sardou).
Amict, s. masculin, sorte de linge bénit dont le prêtre se couvre les épaules: prononcez ami et non emike ni amik-te.
Amitié, s. f.—Prononcez amiti-é et non ami-tchi-é.—Voyez [ti].