Ao, Aon, Aou.—L'a est bref dans ces trois combinaisons: cacao, chaos, Lycaon, Phaon, Pharaon.—L'o est nul dans Craon (ville), faon, Laon (ville), paon; lisez donc Cran, fan, Lan, pan. Il en est de même des dérivés faonner, paonne, paonneau, paonnier, Laonais, Craonais qu'il faut prononcer faner, pane, paneau, panier, Lanais, Cranais.—C'est l'a qui s'élide dans aoriste (voyez ce mot), août, aoûteron, curaçao, Saône (rivière), Saonais, Saint-Laon (ville), saoul, saouler (on écrit généralement aujourd'hui soûl, souler) taon (insecte); on prononce donc oriste (quelques-uns prononcent aoriste et saône), oût, oûteron, sône, curaço, Sonais, Saint-Lon, sou, souler, ton.—L'a et l'o se prononcent dans aorte, aortique et dans aoûté, participe passé du verbe aoûter (qui ne s'emploie plus guère qu'à ce temps): pron. aorte, aortique, aoûté. (Hennebert).
Août, s. m., huitième mois de l'année: voyez [ao, aon, aou].
Apercevoir, v. a., s'écrit avec un seul p.
Apothicaire ne se dit plus aujourd'hui; on dit pharmacien.
Apparution, Disparution: écrivez et prononcez, apparition, disparition;—cependant on dit comparution, action de comparaître en justice.
Appas ou Pas, dans le sens de marche, de degré d'un escalier, de seuil d'une porte, n'est pas français.
Appel, s. m.—Dites appeau, en parlant des instruments avec lesquels on imite le chant des oiseaux.
Appeler.—Dites appeler d'un jugement et non: rappeler.
Appendice, s. m.: on prononce ap'paindice et non apandice.
Applanter n'est pas français: ne dites donc pas: cette prairie est applantée d'arbres; dites: plantée d'arbres, garnie d'arbres.