Lever, v. ac., fait au futur je lèverai, tu lèveras, etc., et au conditionnel, je lèverais, tu lèverais, etc., et non je leverai, tu leveras; je leverais, tu leverais.

2. Ne dites pas: j'ai levé cet enfant, pour dire, que vous êtes son parrain; dites, j'ai tenu cet enfant sur les fonts, ou je suis le parrain de cet enfant.

3. On dit très-bien, dans le sens de percevoir, recueillir, rassembler, ramasser, emporter: lever les fruits d'une terre; lever les impôts, des impôts; on lève annuellement tant de millions sur ce royaume; on lève un droit sur cette denrée;—on a dit de même autrefois, lever les rentes seigneuriales, la dîme.

4. Mais en parlant d'une somme d'argent, il faut dire toucher et non lever: il a touché ses appointements (et non levé); je lui ai fait toucher telle somme (et non lever); toucher de l'argent (et non lever). (Acad.)—(Wall.)—Prononcez lever et non lèver.

Lever-Dieu, s. m., le moment de la messe où le prêtre élève la sainte hostie; au plur., lever-Dieu; ne dites pas Dieu-levé.

Levier: voyez [évier].

Lèvre, s. f.: prononcez lèvre, et non lè-fe ni lé-vère.

Levûre, s. f.—Ce substantif ne peut se mettre au pluriel que dans les cas où il s'agirait de différentes espèces de levûres. Il n'est pas plus correct de dire, acheter des levûres, mettre des levûres dans la pâte, que de dire acheter des levains, mettre des levains; il faut dire, acheter de la levûre, mettre de la levûre. Prononcez et écrivez levûre (accent circonflexe) et non lèvure.

Lexique, s. m., dictionnaire; il se dit particulièrement des dictionnaires grecs;—prononcez lek-cique, et non lek-zique; prononcez de même ses dérivés, lexicologie, lexicographie, etc.

Lez, adv., vieux mot signifiant à côté, proche de: la Tombe lez-Tournai.—C'est à tort que l'on remplace lez par les ou des: Plessis-les-Tours; il faudrait dire, Plessis-lez-Tours.—Prononcez et non , ni lèze.