Malhonnête, adj.—Il a deux sens différents et se dit des personnes et des choses.—Appliqué aux choses, il se met toujours après le substantif; avec un nom de personne, il précède ou il suit le substantif selon le sens: un malhonnête homme, est un homme qui manque d'honneur, de probité; un homme malhonnête est un homme impoli, incivil, grossier.—Voyez [honnête].

Malin, adj., fait au féminin maligne et non maline.—Ce mot signifie proprement méchant, mais il peut aussi s'employer dans le sens de rusé, adroit: il est trop malin pour se laisser attraper.—Mais appliqué aux personnes, dans le sens de, qui a de l'esprit, des moyens intellectuels, il n'est pas français; ne dites donc pas: cet enfant n'est pas malin; dites, cet enfant a peu d'esprit. (Wall.)

Malle, et mieux Mallette, s. f., se dit de l'espèce de giberne en cuir où les écoliers serrent leurs livres, cahiers, etc.:—couverte, couverture, portefeuille, ne sont pas français dans ce sens.

Malle-poste, s. f., voiture qui transporte les lettres et les dépêches; le pluriel est malles-poste.

Maltraiter, traiter mal.—Maltraiter, v. a., c'est traiter durement en paroles et en actions, ou bien faire préjudice à quelqu'un: il l'a maltraité de coups, de paroles; cet homme a fort maltraité son fils dans son testament.—Traiter mal signifie, mal régaler quelqu'un ou bien en user mal avec lui. Aux temps composés, le génie de la langue exige que l'adverbe mal passe avant le participe: il m'a mal traité;—de sorte qu'à la prononciation, cette expression peut se confondre avec celle-ci, il m'a maltraité.—Pour éviter l'équivoque, il suffira d'ajouter un modificatif, tel que bien, fort, assez, à l'adverbe mal, qui alors pourra se placer après le participe: il m'a traité fort mal.

Maman, s. f., mère, terme enfantin: prononcez maman et non man-man.

Mameluk, s. m., cavalier égyptien: prononcez mam'louk.

Mamezelle.—Ce mot ne se trouve pas dans les dictionnaires; il faut dire mademoiselle. Voyez [ce mot].

M'amie, abréviation de mon amie; ce mot s'écrit avec une apostrophe.

Manche.—On dit le manche pour désigner la poignée de tout instrument, et la manche, quand il s'agit du vêtement du bras; dites donc, le manche d'un couteau, la manche d'un habit.—Mais ne dites pas, le manche ou la manche du panier, de la marmite; dites l'anse.