Marmelade, s. f., confiture de fruits presque réduits en bouillie: marmelade d'abricots.—Cela est en marmelade (famil.), se dit d'une chose trop cuite et presque en bouillie: et, figurément, de ce qui est fracassé, broyé: il a reçu un coup qui lui a mis la mâchoire en marmelade.—Ne dites pas marmolade.
Marmiton, Mirmidon, Mirliton.—On appelle marmiton, celui qui est chargé du plus bas emploi d'une cuisine.—Mirmidon se dit, par mépris, par raillerie, d'un jeune homme de très-petite taille et figurément, de ceux qui ont des prétentions exagérées et ridicules.—Un Mirliton est une espèce de flûte formée d'un bout de roseau, de sureau, de branc-ursine, et bouché par les deux bouts, avec une pelure d'oignon ou un morceau de baudruche: il est sale comme un marmiton; voilà un plaisant mirmidon; ces mirmidons prononcent sur ce qu'ils ne connaissent pas; les enfants jouent du mirliton.
Marmonner, v. n., signifie murmurer à voix basse; ne dites pas, avec le peuple, marronner qui signifiait autrefois, friser les cheveux en grosses boucles.—Quelques dictionnaires emploient aussi marronner pour errer dans les bois en volant comme les nègres marrons:—il est vieux dans ce sens.
Marquer.—Ne dites pas: il est marqué sur la gazette, sur une lettre de...; dites, on lit dans la gazette, dans une lettre de..., etc., ou employez une phrase équivalente.
Marraine, s. f., celle qui tient un enfant sur les fonts: prononcez mârène (â long).
Marron, Marronnier; prononcez mâron, mâro-nier (â long) et non maro-gnier.—Voyez [ni].
Mars, dieu de la guerre; 3e mois de l'année;—il signifie également, au pluriel, les menus grains qu'on sème au mois de mars, tels que les orges, les avoines, les millets, etc.; le temps a été bon pour les mars cette année; s'il ne pleut pas, tous les mars sont perdus.—Quelques auteurs disent que mars, dans cette dernière acception, peut aussi se rendre par marsèche (la marsèche) ou par marsage; mais nous pensons que mars est préférable.—Dans toutes ces acceptions, prononcez marce et non mâre.
2. Ne dites pas: mars en carême; dites, marée en carême.—Cette expression signifie à propos: arriver comme marée en carême.
Marteau, s. m.—Ne dites pas, jeter la cognée après le marteau; dites, jeter le manche après la cognée, ce qui signifie renoncer de dépit ou de désespoir à une entreprise. (Acad.)
Martyr, Martyre.—Martyr, s. m., (au féminin martyre), est celui qui a souffert pour la foi chrétienne, pour une doctrine ou une foi quelconque;—martyre, s. m., est la mort ou les tourments qu'endurent celui qui est martyr: un évêque martyr, une vierge martyre; le martyre de saint Laurent.