Œuf, s. m.—L'f ne se prononce qu'au singulier: un œuf (œufe), des œufs (œu);—il en est de même du mot bœuf: voyez [ce mot].
Œuvre, s., est féminin, quand il signifie une production de l'esprit, une action morale, etc.: les bonnes œuvres sont commandées par la charité; les œuvres de Corneille sont belles et nobles.—Il est masculin, quand il signifie le recueil de toutes les estampes d'un même graveur ou les ouvrages d'un musicien: avoir tout l'œuvre de Hollar, de Callot, etc.; le premier, le second œuvre de Grétry, de Gevaert, de Grisard.—On dit aussi le grand œuvre, pour désigner, en terme d'alchimie, la pierre philosophale, c'est-à-dire la prétendue transmutation des métaux en or: c'est un fou qui veut trouver le grand œuvre.
2. Mettre en œuvre, se dit des choses et non des personnes; ne dites donc pas: je mets beaucoup d'ouvriers en œuvre; dites, j'emploie beaucoup d'ouvriers.
3. Prononcez eu-vre (eu bien ouvert) et non eufe, œuvère.
Office, lieu où l'on fait, où l'on prépare tout ce qui se met sur la table pour le dessert, et dans lequel on garde le linge et la vaisselle; il est féminin dans ce sens: une grande office.—Dans les autres acceptions, office est masculin: de bons offices, un office solennel.
Officine, s. f., se dit quelquefois, chez les pharmaciens, pour laboratoire, boutique.
Offre, s., action d'offrir.—On l'a fait autrefois du masculin, mais aujourd'hui il est toujours du féminin: une offre avantageuse.—Prononcez o-fre et non ofe, ofère.
Offrir, v. a., devant un infinitif, demande la préposition de;—s'offrir prend à ou de:—il offre d'acheter (et non à acheter) ma maison à tel prix; il s'est offert de bonne grâce à y aller ou d'y aller.
Ogre, s. m., monstre qu'on suppose se nourrir de chair humaine: manger comme un ogre;—le féminin est ogresse.—Prononcez o-gre et non oke, oguère.
Oie, Oye (terminaisons en).—Les wallons font en général trop sentir l'i et l'e: ils prononcent, par exemple, voi-ïe, soi-ïe, j'envoi-ïe, que je croi-ïe, fourvoi-ïement, etc.—Oi suivi d'un e muet, devient une syllabe longue, mais on ne doit pas faire sentir un second i ni même l'e muet: prononcez simplement voî (oî long), soî, j'envoî, que je croî, fourvoî-ment.—Il en est de même de aie, aye, ée, ie, oue, ue, etc.