Pauvre, adj. et subst.; le substantif pauvre a pour féminin correspondant pauvresse (femme pauvre qui mendie).—Dans le sens ordinaire, l'adjectif pauvre se met devant ou après le substantif: un pauvre homme, une pauvre femme, un pauvre artisan (Acad.); ou bien, un homme pauvre, une femme pauvre, un artisan pauvre.—Dans le sens de chétif, mauvais dans son genre, il se place ordinairement devant le substantif: il a fait un pauvre discours; c'est un pauvre esprit, un pauvre poète; un pauvre musicien. (Acad.)—Devant les substantifs exprimant une idée de profession, d'attribution, il se prend toujours dans ce dernier sens, c'est-à-dire, en mauvaise part:—un pauvre peintre, c'est un mauvais peintre;—un peintre pauvre, c'est un peintre sans fortune.—Prononcez pau-vre et non paufe, pauvère.
2. Ne dites pas: cela est pauvre, c'est pauvre; dites, cela est misérable, c'est pitoyable, ou bien, disgracieux, triste, déplorable, selon le sens. (Fland.)
Pauvret, ette, adj., diminutif de pauvre; terme de commisération, d'affection: le pauvret, la pauvrette ne sait où aller; il est familier. (Acad.)
Pauvreté, s. f., ne s'emploie au pluriel que dans le sens de choses sans valeur, basses, viles: c'est un diseur de pauvretés; ce livre est rempli de pauvretés.
Pauvreteux, n'est pas français; dites chétif, pauvre, souffreteux, malheureux.
Pavage, s. m., ouvrage fait avec des pavés: un pavage bien fait; pavage de grès, de pierre dure, de lave;—il se dit aussi du travail du paveur et des matériaux fournis par lui: j'ai payé tant pour le pavage de ma cour; un mémoire de pavage.
Pavé, s. m. morceau de grès, de pierre dure, de marbre, etc., dont on se sert pour paver;—assemblage de pavés qui couvrent une aire, une surface;—il se dit particulièrement en parlant d'un chemin, d'une rue, etc.: ne quittez pas le pavé; entretenir le pavé.—Le mot pavée n'est pas français.
Pavement, s. m., se dit de l'action de paver et des matériaux qu'on emploie pour cet effet: il a coûté tant pour le pavement de cette cour.—Il se dit plus particulièrement des ouvrages de luxe et de goût qui forment les pavages intérieurs: le pavement en mosaïque d'une église; le pavement des édifices grecs et romains étaient souvent de marbre de couleur. (Acad.) Prononcez pavement et non pafement.
Paver, v. a., couvrir le terrain, le sol d'un chemin, d'une rue, d'une cour, d'une écurie, d'une salle, etc., avec du grès, de la pierre dure, du caillou, du marbre, de la brique, etc.—(Acad.)
2. Il suit de là qu'on ne peut pas dire, mettre un pavé en planches; on doit dire, mettre un plancher ou planchéier;—on ne peut pas dire non plus un pavé en planches; dites un plancher.—Voyez [parquet] et [plancher].