Pleuvoir, fait au participe passé plu: il y a longtemps qu'il n'ait plu (et non pleu),—L'Académie ne donne pas de participe présent.

Pli, s. m., terme du jeu de cartes;—ne dites pas, j'ai fait deux, trois, six plis; dites, j'ai fait deux, trois, six levées.

Plier, Ployer, v. a.—Voici ce que dit le Dictionnaire de l'Académie:—plier, mettre en un ou plusieurs doubles et avec un certain ordre: plier du linge, plier des habits, des hardes, des draps de lit, des serviettes; pliez votre serviette, plier une lettre, etc.—Plier signifie aussi courber, fléchir: plier de l'osier, plier des branches, des branches d'arbre, des branches de vigne pour en faire un berceau, plier les genoux.

2. Plier s'emploie figurément, et signifie, assujétir, soumettre, faire céder, s'accoutumer: il faudra plier ce jeune homme à la bonne règle; plier son esprit, son humeur aux volontés, aux désirs d'autrui.—Il est aussi neutre, et signifie devenir courbé: un roseau, un bâton, une houssine, une baguette qui plie; la planche pliait sous lui.—Figurément, plier sous le poids des affaires, sous le poids des années; plier sous l'autorité, sous les ordres de quelqu'un.

3. Ployer veut dire, fléchir, courber: ployer une branche d'arbre; ployer le genou en marchant.—Il signifie quelquefois, arranger une chose en la pliant, en la mettant en rouleau, en paquet, etc. ployez votre marchandise; ployez votre serviette; ployez vos habits.

Ployer s'emploie comme actif, comme neutre et avec le pronom personnel dans presque toutes les acceptions du verbe plier, mais seulement en poésie et dans le style élevé;—dans le langage ordinaire, on se sert de ployer. (Acad.)

Ploter, v. a., battre, maltraiter; écrivez peloter et prononcez ploter: on l'a bien peloté; il a été bien peloté dans cette conversation, dans cette dispute.

Pluie, s. f., eau qui tombe des nuages: prononcez pluî (ui diphth.) et non pluiïe, ni plouî.

Plume, s. f.:—c'est une belle plume, pour, il a une écriture, n'est pas français.

Pluriel, elle, adj. et subst.—Quelques-uns, dit l'Académie, écrivent plurier, et la plupart prononcent plurié;—nous pensons que cette forme et cette prononciation sont surannées, et qu'il faut aujourd'hui écrire et prononcer pluriel (plurièle, è bref).