2. Reine-Claude, s. f., espèce de prune très-estimée: prononcez comme c'est écrit, reine-Claude et non reine glaude.
3. L'Académie écrit des reines-Claude:—quelques grammairiens prétendent que ce mot doit rester invariable et ils écrivent des reine-Claude, en sous-entendant des prunes de la reine Claude;—d'autres enfin, et nous nous rangeons à leur avis, soutiennent qu'il faut pluraliser les deux mots et écrire des reines-claudes;—il nous semble en effet que par suite d'un long et fréquent usage le mot Claude a perdu sa qualité de nom propre et est devenu bel et bien nom commun; voilà pourquoi nous voudrions également voir, écrire ce dernier mot avec un c minuscule.
Relâche, interruption, discontinuation; ce mot est masculin: sa maladie commence à lui donner du relâche.
Rélargir, v. a. Rendre plus large et se rélargir, sont français: faire rélargir ses habits.
Relaver, v. a.—Dites un évier ou pierre d'évier, pierre à laver, et non pierre à relaver: voyez [lavier].
Reléguer, relation, rejaillir, rehausser:—écrivez et prononcez re et non ré.
Rèler, dans le sens de se couvrir de givre ou de bruiner, n'est pas français;—rèler signifie se fendre de haut en bas sous la forme d'une vis: le suif se rèle.
Relevailles, cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une femme y va la première fois après ses couches pour se faire bénir par le prêtre; ce mot est féminin et n'a pas de singulier: le jour de ses relevailles; c'est le curé qui a fait les relevailles de ma tante.
Relevée, s. f., le temps de l'après-dînée: à deux heures de relevée; l'audience de relevée; vacations de relevée.
2. Ce mot est un terme de procédure (Académie) qu'il faut bannir du langage ordinaire en le remplaçant par les expressions après-dînée ou après-midi, soir.