Remolade, rémoulade, s. f., espèce de sauce piquante;—le second vieillit.
Remords, s. m.—On ne prononce ni le d ni l's; cette dernière lettre se fait sentir, lorsqu'elle est suivie d'un mot commençant par une voyelle. Les poètes retranchent quelquefois l's, mais cette licence n'est point permise en prose.—Remords ne peut pas se dire pour exprimer le mauvais goût qui reste de quelque liqueur après qu'on l'a bue; il faut dire arrière-goût, déboire:—ce vin laisse un arrière-goût; du vin qui a du déboire, quelque déboire.—Déboire s'emploie aussi au figuré: les plaisirs ont leur déboire; il a éprouvé bien des déboires.
Rémouleur ou Émouleur, s. m., celui dont le métier consiste à émoudre, à aiguiser les couteaux, les ciseaux, etc.; ce mot n'a pas de correspondant féminin;—écrivez et prononcez rémouleur, émouleur et non remouleur, emouleur.—Rémouler, émouler ne sont pas français; c'est émoudre ou rémoudre qu'il faut dire.
Remuement ou remûment, s. m., action de ce qui remue: prononcez remû-ment, remuer et non remu-wement, remu-wer.—Voyez [ue].
Remplir, v. a.—Ne dites pas remplir un but, mais atteindre un but: voyez [ce mot].
Rendre, v. a.—Ne dites pas, maison à rendre, c'est-à-dire, à prendre sur rente; dites maison à arrenter.
2. Ne dites pas non plus: on a bien rendu cette comédie; dites, on a bien joué, bien représenté cette comédie.
3. Ne dites pas: nous rende-rions, vous ren-de-riez, mais, nous ren-drions, vous ren-driez.
Renonce, s. f., terme dont on se sert, à certains jeux de cartes pour exprimer qu'on n'a point d'une certaine couleur; renon, n'est pas français;—il faut dire renonciation pour exprimer l'action de renoncer à quelque chose: je viens d'envoyer ma renonciation à mon propriétaire.
Renoncer, v. n. et a.—Ne dites pas d'un malade: il est renoncé des médecins; dites, il est abandonné des médecins, les médecins ne répondent plus de lui.