Ressortir, v. n.: voyez [repartir].
Ressusciter, v. a. et n., ramener ou revenir à la vie: prononcez réçucité.
Restaurant, s. m., se dit de l'établissement d'un restaurateur; restauration n'est pas français dans ce sens;—le restaurateur est le traiteur chez qui on peut prendre ses repas à toute heure; ainsi vous direz: je dîne au restaurant et non chez le restaurant;—chez le restaurateur et non au restaurateur.
Reste (au), du reste, loc. adv.—Au reste s'emploie quand, après avoir exposé un fait ou traité une matière, on ajoute quelque chose qui a du rapport avec ce que l'on vient de dire: c'est là ce qu'il y a de plus sage; au reste, c'est aussi ce qu'il y a de plus juste.—On emploie du reste, quand ce qui suit ne complète pas le sens de ce qui précède ou lorsque ce qui suit n'a pas une relation essentielle avec ce que l'on a déjà dit: il est capricieux; du reste, honnête homme. (Acad.)—Prononcez res'te et non res'se.—Voyez [finales, 2].
Rester, v. n., suit la même règle pour l'emploi de l'auxiliaire que le verbe demeurer; c'est-à-dire, qu'il se conjugue avec avoir ou avec être selon que le sens permet de répondre à l'une ou l'autre de ces deux questions: qu'a-t-il fait? ou bien, où est-il?—On l'attendait à Liége, mais il est resté à Mons; quand j'ai voulu prendre cet outil, le manche m'est resté dans la main; il a resté deux jours à Tongres.—Voyez [demeurer].
2. Rester dîner, rester loger, etc., quelque part, est un flandricisme; vous direz donc: le roi a logé au palais ou bien le roi a resté au palais et y a logé, et non le roi est resté loger au palais;—j'ai dîné chez un tel, un tel m'a retenu à dîner, je suis resté à dîner chez un tel, et non je suis resté dîner chez un tel.
Restituer, v. a., rendre ce qu'on a pris: restituer le bien d'autrui.
2. Ne dites donc pas, restituer un livre à sa place; dites, remettre un livre à sa place.
3. Prononcez restitu-er et non restitu-wer.—Voyez [ue].
Résulter, v. n. s'ensuivre, ne s'emploie qu'à l'infinitif et à la 3e personne des autres temps: il résulte de cette discussion; les maux qui résultèrent de la guerre.