Sens, s. m.—On fait sentir l's finale, lorsque après ce mot on peut faire une pause, et elle devient nulle si la pause est impossible: mettez cette table de ce sens-là (san-là); c'est un sot qui n'a pas le sens (san) commun; à mon sens (sance).
2. Sens dessus dessous, loc. adv., qui se dit en parlant de la situation d'un objet tourné de manière que ce qui devrait être dessus ou en haut se trouve dessous ou en bas: renverser un objet sens dessus dessous.—Il se dit aussi familièrement de ce qui est dans un grand désordre et tout bouleversé: tous mes papiers sont sens dessus dessous; ma bibliothèque est sens dessus dessous.—N'écrivez pas sans dessus dessous.
3. Sens devant derrière, loc. adv., dont on se sert en parlant de la situation d'un objet tourné de telle façon que ce qui devrait être devant se trouve derrière: elle a mis son bonnet sens devant derrière; sa perruque est sens devant derrière.—N'écrivez pas sans devant derrière.
Sensible, adj., signifie qui est aisément ou vivement touché, mais non, qui émeut.—Ne dites donc pas: c'est un livre, c'est une pièce très-sensible; dites, c'est un livre très-touchant, une pièce très-touchante.
Sente, s. f., sentier.—L'Académie donne ce mot et renvoye au mot sentier; il ne paraît être d'usage que dans les campements.—Pied-sente n'est pas français; dites sentier.
Senté-je, expression barbare; dites sens-je et mieux est-ce que je sens, parce que sens-je paraît dur.—Ne dites pas non plus dormé-je, mais est-ce que je dors.
Sentinelle, est féminin: la sentinelle, une sentinelle;—quelques poètes ont fait ce mot du masculin: ces nombreux sentinelles (Delille): c'est une licence qu'il ne faut pas imiter.
Sentir.—Dites, cette fleur sent bon et non, sent bonne:—ici bon est adverbe.
2. Ne dites pas: ce couteau sent après l'oignon; dites, ce couteau sent l'oignon (Fland.)—Voyez [puer].
Seoir, v. n., être assis.—Il n'est plus guère en usage qu'au participe présent séant et au participe passé sis, sise qui signifie situé, située: tribunal séant à Liége; maison sise dans la rue Hors-Château.—Cependant, on dit encore, en poésie et dans le langage familier, sieds-toi pour assieds-toi.