Soit, adv., à la bonne heure: soit, j'y consens;—prononcez soite.
Soixantaine, soixante, soixanter, soixantième: dans ces quatre mots, x se prononce comme deux ss.
Solde, est féminin, lorsqu'il signifie la paye des militaires: faire une retenue sur la solde des troupes.—Il est masculin, lorsqu'il signifie la différence entre le doit et l'avoir d'un compte ou le payement qui se fait pour demeurer quitte de compte: le solde est de 300 francs au doit; le solde de votre compte se monte à 500 francs.—Prononcez sol-de et non sol-te ni solle.
Solécisme, s. m., faute contre la syntaxe: c'est moi qui a fait cela, est un solécisme;—prononcez solécis-me et non solécisse, ni solécim'se. Voyez [barbarisme].
Soleil, s. m.—Ne dites pas, il fait soleil, mais il fait du soleil comme on dit il fait du vent.
2. Dites, se reposer au soleil et non, dans le soleil.—Prononcez soleille (ll mouill.) et non solèle.
Solennel, elle, adj.—On prononce solanel et non solan-nel et on fait l'a bref; il en est de même de ses dérivés solennellement, solennisation, solenniser, solennité.—Plusieurs, dit l'Académie, écrivent solemnel, solemnellement, solemnité, etc., cette dernière orthographe n'est plus guère usitée de nos jours.
Solive, s. f., en wallon, terrâsse, pièce de charpente qui sert à former et à soutenir le plancher d'une chambre, d'une salle, etc., et qui porte sur les murs ou sur les poutres: solive de brin, solive de sciage.
Solliciter, sollicitation, solliciteur, sollicitude: dans tous ces mots, on prononce les deux ll.
2. Devant un infinitif, on dit solliciter à, quand l'action exprimée par le second verbe n'a point pour but le sujet: je l'ai sollicité à faire cette démarche.—On dit solliciter de quand l'action se termine au sujet: je l'ai sollicité de venir me voir: cette distinction nous paraît un peu subtile.—Devant les substantifs et les pronoms, on dit toujours solliciter à: solliciter à la révolte; qui est-ce qui vous a sollicité à cela?