Subitement, adv.—Dites, cet homme est mort subitement et non, est mort subite.

Subjonctif, s. m., mode verbal.—C'est une faute d'employer le présent pour l'imparfait du subjonctif: il faudrait que je retourne à pied; dites, il faudrait que je retournasse à pied.—Sans doute, beaucoup de personnes se servent de cette tournure pour éviter les formes disgracieuses de certains imparfaits du subjonctifs, terminés en asse, insse, etc.—Quoi qu'il en soit de cette raison d'euphonie, elle ne nous paraît pas suffisante pour se dispenser des règles touchant la concordance des temps du subjonctif avec ceux de l'indicatif; au surplus, dans les cas où l'oreille serait affectée d'une manière désagréable, nous conseillons de faire disparaître le subjonctif en recourant à un autre tour de phrase; ainsi au lieu de dire, il faudrait que je retournasse à pied, dites simplement, il me faudrait retourner à pied.—Voyez [conditionnel] et [imparfait].

Subsister, subsistance, subside, subséquent: prononcez subcister, subcistance, subcide, subcéquent et non subzister, subzistance, subzide, subzéquent.

Substance, substantiel, substituer, etc.; faites sentir l's qui suit le b: subs'tance et non subtance.

Substanter, v. a., entretenir la vie au moyen des aliments: ce mot n'est pas français; dites sustenter: il n'a pas de quoi se sustenter.

Subtiliser, v. a., tromper, attraper: ce mot est français: c'est un voleur qui en subtilise un autre.

Subvenir, v. n., secourir, soulager: dans ses temps composés il prend toujours l'auxiliaire avoir: on a subvenu à ses besoins.

Sucandi, n'est pas français; dites, sucre candi.

Succade, n'est pas français; dites, sucrerie: cet enfant est malade parce qu'il mange trop de sucrerie, et non, trop de succades.

Succession, s. f.—Prononcez suk-cession et non su-cession.