Tache, s. f., souillure: il a des taches sur son habit (et non dans son habit);—tacher, v. a., faire des taches: tacher du linge avec de l'encre.—L'a est bref dans ces deux mots, ainsi que dans tacheter, qui signifie, barioler, marquer de diverses taches: le soleil lui a tacheté (et non taché) le visage.
2. Taché, part. pas.—Ne dites pas, Jean est taché de la petite vérole; dites, ... est marqué.
3. Ne dites pas, du papier de tache ni du papier buvard; dites, du papier brouillard.
4. Tâche, s. f., ouvrage, occupation: remplir sa tâche;—tâcher, v. n., s'efforcer, viser à:—l'â est long et est marqué d'un accent circonflexe dans ces deux mots.
5. Tâcher, v. n., prend à quand il signifie viser à: il tâche à m'embarrasser.—Mais lorsque tâcher exprime les efforts que l'on fait pour venir à bout de quelque chose, il prend de: je tâcherai de vous satisfaire.—Il est mieux de dire tâcher de que tâcher que: je tâcherai de vous contenter, et non, je tâcherai que vous soyez content.
Tact, s. m., toucher, l'un des cinq sens; prononcez le c et le t final: tak-te. Voyez [finales, 2.] et [t].
Taie, s. f., sorte de sac qui enveloppe un oreiller; ne dites pas une tête d'oreiller, mais une taie d'oreiller.
2. Taie, s. f., certaine tache blanche et opaque qui se forme quelquefois sur l'œil: il a une taie sur l'œil, sur la cornée: prononcez taî, et non tai-ïe.—Fleurette ou florette n'est pas français.—Voyez [dragon].
Taillant, s. m., le tranchant d'un couteau, d'une hache, d'un sabre, etc.; ce mot est français: prendre un couteau du côté du taillant.
Taille, s. f., se dit chez les boulangers, les bouchers, etc., d'un petit bâton fendu en deux parties égales, sur lesquelles le vendeur et l'acheteur font des coches ou petites entailles, pour marquer la quantité de viande, de pain que l'un fournit à l'autre: prendre à la taille le pain chez le boulanger. (Acad.)—On peut dire également coche (s. f.); mais hoche n'est pas français.