Bécasse, oiseau: prononcez bécace et non bégace.
Béchée, s. f.—Ce mot n'est pas français; il faut dire, becquée ou béquée: cet oiseau donne la becquée à ses petits; on dit de même becqueter ou béqueter.
Béelzébut, Belzébut, Belzébuth, le diable: prononcez Belzébute.
Bègue.—Ne dites pas: cet enfant bègue, mais cet enfant bégaye; bègue, est subst. et adj.
Belge: prononcez Bel-ge et non Bel-che.
Ben pour bien; ne dites pas: ce jardin est ben joli; mais, bien joli.
Bénir, v. a.—Bénir a deux participes passés: bénit, bénite et béni, bénie. Le premier se dit de certaines choses sur lesquelles la bénédiction du prêtre a été donnée avec les cérémonies prescrites: pain bénit, eau bénite, maison bénite, crucifix bénit, image, médaille bénite; les drapeaux ont été bénits.—Le second participe a toutes les autres significations de son verbe, et s'emploie surtout en parlant des personnes: un peuple béni de Dieu; l'Ange dit à la Sainte-Vierge: vous êtes bénie entre toutes les femmes (Acad.); toutes les nations de la terre ont été bénies en Jésus-Christ (comblées de biens, de bénédictions par J.-C.)
Berce, pour berceau, n'est pas français.
Berlue, s. f., éblouissement passager; prononcez berlû et non berlu-we.
2. Ne dites pas: cet homme a la brelue, mais la berlue.