Caleçon, s. m., sorte de culotte; ne dites pas, caneçon.
Calendrier républicain.—Pendant la révolution française, la Convention voulant faire commencer l'année au jour où la république avait été proclamée, abolit l'ère vulgaire, et data l'ère républicaine du 22 septembre 1792, le jour même de l'équinoxe d'automne. Les mois, au nombre de douze, se composaient uniformément de 30 jours, et étaient rangés dans l'ordre suivant: vendémiaire, brumaire, frimaire,—nivôse, pluviôse, ventôse,—germinal, floréal, prairial,—messidor, thermidor et fructidor. L'année était complétée par des jours épagomènes au nombre de 5, et de 6 dans les années sextiles. Au lieu de la division du mois en semaines, on adoptait une division en 3 décades, dont les jours s'appelaient primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi. Le jour était divisé en 10 parties ou heures. Les noms des saints et des fêtes du calendrier grégorien étaient remplacés par une série de noms de plantes, de métaux, d'animaux, d'instruments aratoires. Exemple: vendémiaire, primidi, raisin; duodi, safran, etc. Le 1er des jours complémentaires fut consacré à la vertu, le 2e au génie, le 3e au travail, le 4e à l'opinion; le 5e était la fête des récompenses; le 6e, dans les années sextiles, la fête de la révolution. La période de 4 ans, au bout de laquelle avait lieu cette addition du 6e jour, formait une franciade.—Le Calendrier républicain avait été imaginé par Romme. La signification de ces mois n'était vraie que pour le climat de Paris. Il a duré moins de 14 ans; sa 14e année, commencée le 23 septembre 1805, finit le 31 décembre suivant: sur un rapport de Laplace au Sénat, un sénatus-consulte du 21 fructidor an XIII rétablit le calendrier grégorien à compter du 1er janvier 1806.
(Dictionnaire de Dezobry et Bachelet).
Calotte, gifle, pétard, coup donné sur la tête ou au visage avec la main; remplacez ces mots par taloche, claque, soufflet: gifle et calotte pourtant figurent dans les dictionnaires, mais ils sont populaires.
Calque, s., est masculin: un beau calque.
Calquer, Décalquer, v. n.—Calquer, c'est transporter les traits d'un dessin sur un papier: calquer un dessin, un plan.—Décalquer, c'est reporter le calque d'un dessin sur du papier, sur une toile, sur une planche, etc.
Calville (pomme).—Dites pomme calville ou pomme de calville et non calvine ni calvi.
Camail, s., vêtement ecclésiastique, et des chanoines ainsi que des évêques en particulier; ce mot est masculin; le pluriel est camails.
Cambouis, s. m., graisse noire formée du vieux oing, dont on a enduit les roues; écrivez et prononcez cambouis et non cambuis.
Campagne.—Être à la campagne, c'est être en promenade à la campagne ou être dans une maison de campagne, pour y passer quelque temps; être en campagne, c'est être en mouvement, hors de chez soi, qu'on voyage pour son plaisir ou pour ses affaires: quand il est à la campagne, il met tous ses gens en campagne, pour lui procurer des vivres. Ces observations s'appliquent également aux locutions: aller à la campagne et aller en campagne.