Abîme, s. m.: on écrit aussi, mais plus rarement, abyme, abymer.
Abîmer.—Ce mot signifie gâter, et non salir, souiller, comme en wallon; vous pouvez donc dire: mon chapeau a été abîmé par la pluie; mais ne dites pas: mon pantalon est abîmé par la boue; vous direz dans ce cas: mon pantalon est crotté, éclaboussé, sali, couvert de boue.
Able, s. f., ablette, petit poisson; prononcez able (a bref.)
Able, terminaison qui a l'a long seulement dans les substantifs de deux syllabes: diable, fable (diâble, fâble), excepté table, qui a l'a bref. L'a est bref dans tous les autres cas: aimable, blamable, formidable, etc.—Les wallons sont exposés à supprimer l'l et à changer le b en p; les flamands de leur côté, prononcent trop souvent bèle au lieu de ble: ainsi les premiers diront: fâpe, tape, diâpe, aimape, estimape; les derniers diront fâbèle, tâbèle, diabèle, aimabèle, estimabèle. Il faut donc prononcer toutes ces lettres finales et particulièrement l'l, et les prononcer sans intercaler un e entre le b et l'l, et l'important, c'est d'y exercer impitoyablement les élèves dès leur plus tendre enfance.
Abloucner, attacher, serrer avec une boucle: ce mot n'est pas français; dites, boucler: bouclez vos jarretières. (Wall.)
Aboutonner, attacher avec des boutons: ce mot n'est pas français, dites boutonner. (Wall.)
Aboyer.—On ne doit pas dire: aboyer quelqu'un ou sur quelqu'un, mais aboyer à, contre ou après quelqu'un. Un chien qui aboie aux voleurs, contre tous les passants, après tout le monde; tous ses créanciers aboient après lui. En parlant des petits chiens, on emploie ordinairement le verbe japper: le chien ne fait que japper.
Abraham, n. pr.: prononcez Abrahame.
Abre, Abrer; Adre, Adrer; Avre, Avrer (terminaisons en): l'a est long dans ces terminaisons, sabre, sabrer, cadre, cadrer, navre, navrer. Cette règle s'applique aux dérivés de ces mots, auxquels il faut ajouter les analogues madré, madrée.
Abréviations.—Les principales abréviations sont les suivantes: