Conjoncture, Conjecture.Conjoncture, signifie circonstance et conjecture, supposition. Dans les malheureuses conjonctures, on fait de fausses conjectures.

Connaissance.—Dites: j'ai rencontré quelqu'un de ma connaissance ou une de mes connaissances et non, quelqu'un de mes connaissances.

Connaisseur.—On dit: ce monsieur est connaisseur en musique, en peinture; et non, connaisseur de musique, de peinture.

Connaître, v. a.—On ne dit pas: je connais ma leçon; il connaît son discours; mais, je sais ma leçon; il sait son discours; cependant on dit très-bien: je connais tel livre, telle personne, telle maison, telle langue.

Consanguin, ine, s.: voyez [germain].

Consanguinité, s. f., parenté du côté du père; l'u fait diphthongue avec i (Acad.); il ne le fait pas dans consanguin, consanguine où le g est dur.

Conscription, Milice.—On dit, tirer à la conscription, à la milice, etc., ou bien: tirer au sort pour la conscription, pour la milice. On tombe à la conscription, à la milice et non dans ou de la conscription, etc. Voyez [réquisition].

Conseiller quelqu'un et à quelqu'un.—Conseiller quelqu'un, veut dire en général, qu'on lui donne des conseils: son avocat le conseille bien, c'est-à-dire, lui donne de bons conseils; les courtisans conseillent parfois mal les souverains, c'est-à-dire, leur donnent de mauvais conseils.—Mais si l'on exprime l'objet du conseil que l'on donne, on doit dire, conseiller à quelqu'un: je lui ai conseillé de changer de conduite; la prudence conseille aux jeunes gens de fuir l'oisiveté et les mauvaises compagnies.

Conseilleur.—Ce mot est vieux et ne s'emploie plus guère que dans le proverbe: les conseilleurs ne sont pas les payeurs; il faut dans les autres cas se servir du mot conseiller (n'écrivez pas conseillier).

Consentir.—Ne dites pas: j'ai consenti dans la proposition qu'on m'a faite; mais j'ai consenti à la proposition...