La guerre—cet accouchement de l'homme.

—Ils enfantent la mort, comme elles la vie, avec courage, inéluctablement.

Il reste aux femmes d'être leurs sages-femmes, des sœurs de charité, des marraines ou des témoins—en attendant.

«La patrie est une mère». Un gangréné dit: «Elle nous arrange bien, notre mère!»

Quand la patrie aura l'intuition, l'initiative, les appréhensions, les soins et les désintéressements d'une mère, on pourra peut-être là sauver des calamiteuses négligences des conseils d'hommes.

Est-ce par un sentiment de compensation et de restitution qu'un buste de femme réduit à l'état de bronze, préside dans vos palais de Justice, mairies...?

On accorde aux femmes des qualités d'astuce, d'intuition, de ruse et d'adresse supérieures si souvent à celles des hommes, pourquoi ne leur accorderait-on pas la possibilité de s'en servir au profit de l'État, au ministère des affaires étranges, etc...?

La diplomatie est une carrière éminemment féminine et dont les hommes s'acquittent assez mal, puisqu'en quarante ans, ils n'ont pas su se concilier une ennemie voisine, ni obliger qu'on se munisse suffisamment contre elle.

Et vous, sceptiques, à présent que les événements sont descendus au niveau de vos attentes, à présent que rien ne saurait être pire, que risquez-vous en admettant aux contreverses du gouvernement, madame ou mademoiselle Ubu? Voilà la légitime, la raisonnable et familiale trinité.

Le féminisme ne peut être une question de sexe, puis que le Français est plus femme que l'Anglaise.