Victor SNELL.
(L'Humanité).
C'est chose délicate que de se risquer à un livre uniquement en pensées, en remarques et notations. Il y a comme une vanité à prétendre dire quelque chose qui n'ait été dit, et à affirmer ainsi qu'on a trouvé du nouveau sous le ciel. Mme C. B... gagne brillamment cette difficile partie. Son livre est ingénieux, spirituel, hardi. Parfois son courage va jusqu'à la bravade, son indépendance jusqu'à la provocation ... mais c'est le livre d'une femme qui est une Amazone, c'est-à-dire une surfemme.
... Cette Amazone «pense» vraiment,—action rare—et elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, ce qui est plus rare encore.
V. S...
(La Lanterne).
Ce sont bien des pensées, nullement des «restes» seulement, des pensées «très amazone» peut-être, mais très féminines d'abord. Ce sont des émotions, des sensations dont les dernières vibrations—ou le souvenir—se résolvent en idées. L'auteur vit d'abord avec prodigalité, rayonnement, une certaine superbe et de beaux transports, et après—bien après, parfois—ajuste là-dessus les idées reçues et note les écarts, les faux plis, les insuffisances. Comprenez que vivre c'est aimer et qu'aimer est d'une grandeur active, souveraine et sans limite.
Un chapitre est consacré à la littérature. Il y a des notations amusantes. Il y a cette pensée si admirablement fausse...
Les TREIZE.
(L' Intransigeant).
Lorsqu'une femme d'esprit, vivant au milieu du monde, prend la peine de regarder autour d'elle et de noter brièvement les observations qu'elle rapporte de cet examen, il existe bien des chances pour qu'elle mette à la lumière un manuel parfait d'ironie et de raison.
Laurent TAILHADE.
Hercule courait les Amazones.