Pour assagir les profiteurs, que ne réduit-on leurs profits au «statu quo»?
Si ceci se pouvait, on verrait ces capitalistes enclins à des «pourparlers» immédiats.—Il y a aussi des jusqu'auboutistes du profit.
Cette rage de posséder m'étonne.—Quelle sagesse de n'être propriétaire de rien. On possède simplement, parce qu'on sait regarder, parce qu'on sent bien ce que l'on peut faire vivre en soi. Le propriétaire perd ce qu'il possède par l'habitude et l'ennui, ou il en devient le gardien, et, sans même le lui enlever le passant le lui prend.
Le propriétaire échappe rarement à sa possession, mais la possession échappe presque toujours à son propriétaire!
Tant de pays et tant de femmes aussi sont en souffrance, mal possédés: exproprier les propriétaires—sans prendre leur place.
Ils disent: «J'aime le poisson, et ne tiens pas à ce que le poisson m'aime!» Argument prussien qu'ils crèvent donc d'une arête—même le poisson mort a de la défense!
... Et qui de nous, parmi ses proches,
N'a pas de gens du genre boche?
Les Belges nés d'un méridional blond et d'une Allemande sympathique—encore sympathique.
Ces réfugiés, avec des yeux d'un bleu qui ne se fait plus en France, ce bleu strié des vitraux en rosace, le bleu de Chartres, devenu introuvable? ... Et va-t-on retrouver avec l'affluence des autres races chez vous, des pigments perdus, des procédés et des combinaisons d'êtres oubliés, des types assez anciens pour sembler nouveaux. Il faut se renouveler pour retrouver même le passé.
Certains réfugiés. Misérables d'une misère qui n'a fait que changer de place; quitter une pauvreté navrante et régulière pour une pauvreté pleine de nouveautés et de divertissements, est peut-être pour eux une façon inespérée de voyager.