— Mais puisque tu étoufferais, et que tu serais rôti en allant dans une moitié, et gelé à te casser en petits morceaux dans l’autre moitié…
— Mais comment sais-tu tout cela, si tu n’y as jamais été ?
— Par les livres… tu verras, quand tu sauras lire, quelles belles choses tu apprendras.
— Je veux lire, tante.
— Le docteur trouve que tu es trop petit, que tu dois attendre.
— Alors, quand je serai plus grand, j’aurai des livres ?
— Oui, autant que tu voudras : ton oncle a, à la campagne, tous les livres, avec des images, dans lesquels il a appris, et il a promis qu’ils seraient tous pour toi.
— Je dois dormir pour grandir : alors, je vais me coucher.
— Nous devons encore souper.
Il se mit à genou sur mes genoux, prit ma tête entre ses petites menottes, et m’embrassa toute la figure.