C'est là que sont déchus ces démons si terribles,

Ces hauts titans, l'horreur des fables et des bibles:

Leurs tourments trop chantés ne sont plus inouis;

O muse! chante donc les diables réjouis;

Dis les feux de l'abyme illuminant ses routes,

Les torches en festons pendantes à ses voûtes,

Les phosphores roulant en soleils colorés,

Et les métaux fondus en miroirs épurés:

Dis l'éclat des banquets, et les pompes qu'étale

Dans un gouffre enflammé la cohue infernale.