Ce colosse superbe
N'est qu'un cheval mortel, qui foule et qui paît l'herbe.
Aveugles l'un pour l'autre, et d'instinct séparés,
Vous existez ensemble et vous vous ignorez:
Il échappe à tes yeux par sa grandeur extrême;
Ta petitesse aux siens te dérobe de même.
Ainsi tant d'animaux, diversement produits,
Sont au gré du hasard l'un par l'autre détruits:
Tour-à-tour l'un de l'autre utile nourriture,
A tous également je les livre en pâture;