Surprit au haut des monts l'aigle altier des Germains,
S'il nous faut, reployant nos ailes inutiles,
Sous les Alpes ramper, fuir en lâches reptiles?
Non; ces monts éternels, gardant mon souvenir,
Ne diront point ma honte aux âges à venir:
Je ne repasserai sur leurs têtes blanchies
Qu'en des routes encore avec honneur franchies.....
Il semble que du ciel je les entends crier:
«Vos ennemis sont là; courez les foudroyer,
«Soldats! vos premiers coups, dont la France se vante,