Se retirent de loin sur les routes sanglantes.
Laissons donc ce cortège entraîner après soi
Les clairons, les tambours, fiers d'escorter un roi.
La nuit vient, l'air gémit: répondons sur ces rives
Aux soupirs des blessés, à leurs clameurs plaintives,
Et rappelons les cœurs des amis, des parents,
Sur les chemins couverts d'infortunés mourants.
UN OFFICIER.
Cachons dans ces fossés les pertes de la guerre.
Tôt, dépouillez ces morts; vîte, qu'on les enterre: