LA NUIT ET LE LENDEMAIN.
LA NUIT.
Fantôme aux pieds ailés, perfide Lendemain,
Pourquoi t'offrir toujours au triste cœur humain,
Et corrompant les fruits du jour et de la veille,
Troubler l'homme en mon sein, même quand il sommeille?
Fils de l'aube, apprends-moi par quel malin plaisir
Tu trompes si souvent sa crainte et son desir.
Tu n'es qu'un faux Prothée, et ta mobile image
Se montre rarement pareille à ton visage.