Hélas! pour vous la régente affligée

De vos traités secrets m'avait seule chargée,

Afin que l'empereur, séduit à mon aspect,

Pour vos nobles destins gardât plus de respect.

Il m'a reçue: en vain l'amitié fraternelle

De sa vive éloquence appuyait tout mon zèle;

En vain je lui peignis l'opprobre dangereux

Dont le pourraient souiller vos fers trop rigoureux;

Tour-à-tour, employant la louange et l'outrage,

En vain j'ai su piquer son orgueil, son courage;