Si mon art faisait luire entre les deux solstices

La face des Césars, le poil des Bérénices,

Astrologue menteur, si mes vagues discours

Semblaient mettre d'accord les cieux avec les cours,

Si, dans l'ombre observant mille intrigues secrètes

J'en étais le devin, ainsi que des comètes,

Mon siècle, aimant la fourbe et l'ostentation,

Me nommerait des grands la constellation:

Mais, ne tendant qu'au vrai, je n'ai que Dieu pour maître,

Ce n'est que du tombeau que ma gloire peut naître,