Le paradis du Christ, et l'olympe des fables
M'offrent des fictions que je rends vraisemblables;
Et mon art avertit la contemplation
De l'erreur qui la jette en son illusion:
Mais toi, qui ne feins rien que pour tromper les ames,
Tu venges sans pitié par le fer et les flammes,
De tes fausses vertus les dehors figurés,
Mensonges dangereux que tu nous rends sacrés.
Que ne t'ai-je tracée, à l'exemple du Dante,
De plomb doré vêtue, et gravement rampante!