Traître, pour te sauver, deviens usurpateur.

C'est moi qui, te traînant au pied de ces murailles,

Te fis à tes soldats, avides de batailles,

Par les chants, les bons mots, en riant fantassin,

Déguiser le poison qui fermente en ton sein:

Leur versant à longs traits ta belliqueuse ivresse,

En buvant avec eux, ton orgueil les caresse:

Mets leur zèle à profit pour décider le sort,

Parle, et cours dans leurs rangs, pousse-les à la mort...

Mais on quitte la brèche, on t'abandonne ... ah! tremble...