N'ont rien de plus affreux, dans leurs eaux, dans leurs flammes,
Qu'un cours de sang humain, roulant à gros bouillons,
Où surnagent encor, en proie aux tourbillons,
Des pieds, des corps tronqués, des mains, de pâles têtes.
Cependant le vainqueur, dont les palmes sont prêtes,
Traverse le carnage; et, rougi de ce sang,
L'affreux jour qui s'y plonge en s'y réfléchissant
Fait reluire au passage une pourpre enflammée,
Vêtement du héros cher à la renommée;
Tandis qu'un peuple aveugle entend de toutes parts