De la vague qui roule en bouillons blanchissants,

Et de l'humide plaine, empire des orages,

Où les vaisseaux guerriers conjurent leurs naufrages;

Jusqu'ici nul tableau de l'abyme des mers

N'a plongé nos regards au sein des flots amers,

Et dans leur nuit verdâtre, à demi-transparente,

Montré le fond du gouffre et son eau dévorante

Rongeant avec lenteur ces rochers écumants,

Du grand corps de la terre antiques ossements,

Appuis long-temps creusés par des masses liquides,