Si le vaste museau recouvrant tes mâchoires,

Si ta masse pesante, en flottant avec bruit,

N'annonçaient pas la mort à tout ce qui te fuit,

Insatiable au fond des eaux que tu traverses,

Tu détruirais des mers les familles diverses.

Mais cours où tes pareils sont déja réunis,

Tourne tes yeux ardents vers Alger et Tunis,

Des bipèdes guerriers, rois, empereurs, corsaires,

Terrestres animaux, l'un de l'autre adversaires,

En foule sous mes eaux se jettent demi-morts.