Eurimedon.

Encor que ce projet soit genereux & beau,

Que peut contre un grand sceptre un debile roseau?

Que peut un estranger, dont la foible puissance

N'a pour tout son secours que sa seule innocence?

Contre qui les mortels & les Dieux conjurez

Descochent tous les jours mille traits acerez

Qui n'a pas seulement une seure retraite,

Pour empescher le coup qui marque sa deffaite,

Et qui de toutes parts rudement combatu,