J'ay veu (Sire) j'ay veu dans le champ de Bellone
Une auguste Deesse en habit d'Amazone,
Aux plus fiers ennemis arracher des Lauriers,
Et donner l'espouvante aux plus braves guerriers;
À chaque mouvement son courage se montre,
Tout faict jour à ses coups, tout fuit à sa rencontre;
Où sa fureur l'emporte, on void à chaque rang
Des cadavres noyez dans des fleuves de sang,
Et l'infame Araxés ne seroit plus qu'une ombre
S'il n'estoit protegé de la force du nombre;