CHERIFFE.

O Dieux, cognois-tu cette lettre.

LE CID.

Ouy.

CHERIFFE.

Tien: ly donc ingrat; elle fera paroistre
Par combien de raisons cét espoir m'est permis.

LE CID.

Je sçay ce que je dois, & ce que j'ay promis
Je ne suis pas ingrat, vous le verrez, Madame.

CHERIFFE.

Ah! grand Cid excusez les transports de mon ame,
Vous les avez causez avecque ces mespris
Dont la feinte d'abord a troublé mes esprits
Mais apres cette peur maintenant je respire,
Puisque vous promettez d'alleger mon martyre.