— Peut-on maintenant? demanda-t-il à l'une des sentinelles, lorsqu'ils furent enfin parvenus à l'endroit où finissait le corridor.

— On peut: seulement je ne sais pas si on vous laissera entrer dans sa prison même. Yan n'y est plus maintenant; on a mis un autre à sa place, répondit la sentinelle.

— Aïe, aïe, dit le juif à voix basse. Voilà qui est mauvais, mon cher seigneur.

— Marche, dit Tarass avec entêtement.

Le juif obéit.

À la porte pointue du souterrain, se tenait un heiduque orné d'une moustache à triple étage. L'étage supérieur montait aux yeux, le second allait droit en avant, et le troisième descendait sur la bouche, ce qui lui donnait une singulière ressemblance avec un matou.

Le juif se courba jusqu'à terre, et s'approcha de lui presque plié en deux.

— Votre seigneurie! mon illustre seigneur!

— Juif, à qui dis-tu cela?

— À vous, mon illustre seigneur.