Le catholicisme, ami des pompes religieuses, de tout ce qui charme les yeux et touche le cœur, a consacré à Marie le mois de mai, ce gracieux mois de mai que fleurit le printemps.
C'est dans le plus beau règne de la nature, dans le règne brillant et embaumé des fleurs, que l'on a trouvé ses emblèmes.
C'est pourquoi les jeunes filles ornent avec joie ses autels et courent en foule à ses fêtes. Elles recherchent son amour, racontent sa gloire et chantent son nom si doux.
Marie! quel nom suave et délicieux. Ne renferme-t-il pas l'anagramme du doux mot aimer?
Doux est le murmure du ruisseau, traversant la prairie.
Plus doux est ton nom, ô Marie!
Douce est la plainte de la vague harmonieuse, bercée par le zéphir.
Plus doux est ton nom, ô Marie!
Doux est l'accord de la lyre éolienne, à travers le feuillage.
Plus doux est ton nom, ô Marie!